LA COP26

Lundi 15 novembre 2021

LA COP26


En 2015, la COP 21 de Paris avait abouti à un “accord pour le climat”, qui six ans plus tard a été plus ou moins respecté par les pays qui s’y étaient pourtant engagés

La COP 26 s’est donc tenue à Glasgow pour faire le point sur les changements climatiques qui deviennent chaque jour un peu plus alarmants. 


Pour rappel, la COP, Conférence des Parties, est une réunion de dizaines (presque 200 pour la COP 26) de pays, qui se réunissent pour discuter de la lutte contre le réchauffement climatique. Elles ont été décidées lors du Sommet de Rio en 1992 et ont lieu régulièrement depuis.


Cette année, la COP 26 déjà repoussée d’un an à cause de la crise sanitaire que nous vivons soulève de nouveaux enjeux sans précédent. 

En effet, la majeure partie des pays a vu son contexte économique et social bouleversé par la crise, plaçant parfois au second plan les actions prévues pour lutter contre ces changements climatiques.

Cette réunion au sommet arrive donc dans un contexte écologique plus que compliqué. 

Le dernier rapport du GIEC sonne l’alarme. À ce rythme et avec les faibles mesures mises en place pour endiguer ces «changements climatiques» la température mondiale augmenterait au minimum de 2° d’ici 2100. Dans les pires scénarios, on prévoit une augmentation allant jusqu’à 4°. 

Concrètement, l’augmentation de la température impacterait le niveau de la mer, les littoraux, la survie de certaines espèces et donc l’équilibre de notre biodiversité


C’est pour ces raisons que le récent sommet est décrit comme celui de «la dernière chance» pour limiter le bouleversement du dérèglement climatique.  

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, notamment,  n’a cessé d’étaler son désarroi et son manque de confiance envers des solutions efficaces et concrètes qui pourraient résulter de cet événement.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique a quant à lui déclaré que le contexte géopolitique et la crise sanitaire rendaient «définitivement plus difficile» de mettre les presque 200 parties d’accord.


Pour ce qui est des sujets abordés lors de la COP 26,  les contributions nationales divisent la classe politique. 

Chaque pays était censé transmettre au CND leurs objectifs pour lutter contre le réchauffement à l’échelle nationale. 

Bien qu’ils aient eu 5 ans pour se pencher sur cette question, certains pays comme  la Turquie, l’Inde, la Chine et l’Arabie Saoudite n’ont rien fourni, alors qu’ils représentent 33% des émissions mondiales de gaz à effet de serre


Ces pays ne sont par ailleurs pas les seuls à blâmer car il semblerait que sur tous les pays ayant bien transmis leurs objectifs nationaux, seuls ceux de la Gambie et du Royaume Uni sont en adéquation avec l’objectif global de limiter le réchauffement climatique à 1.5°C.

Cet objectif paraît donc peu réalisable alors que la COP 26 s’est achevée ce samedi 13 novembre avec un accord qui n’est pas à la hauteur des attentes. 


L’avancée majeure de cette COP 26 est qu’on semble s’approcher de la fin de l’ère du charbon. La responsabilité des énergies fossiles a ainsi été reconnue pour la première fois comme les principales responsables du réchauffement climatique. Bien que la version finale, atténuée, mentionne seulement  qu’il faut "intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles"


Pour autant, l’aide aux pays pauvres déjà demandée en 2009 par les pays qui subissent le plus le réchauffement alors qu’ils n’en sont pas responsables n’a pas été accordée. 

Les pays les plus riches qui avaient promis en 2009 la somme de 100 milliards de dollars par an, dès 2020, aux pays les plus pauvres et les plus atteints par les dérèglements climatiques n’ont pas honoré cette promesse. Il semblerait qu’une telle mesure ne puisse être mise en place avant 2023. 


Le bilan n’est donc pas à la hauteur des attentes de la population, ni des pays les plus impactés.


Le manque de mesure prise par les gouvernements n’empêche pas, par ailleurs, de faire les gestes à son échelle, au quotidien pour limiter l'impact que nous avons sur la planète. 

Vous pouvez notamment lire notre article sur Too Good To Go, une appli qui permet de limiter le gaspillage alimentaire, tout en faisant des économies !

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