LA DROGUE DU VIOLEUR

Vendredi 10 décembre 2021

La Drogue du violeur 


Avec la réouverture des bars et des boîtes après la longue fermeture due au COVID, de plus en plus de femmes se sont retrouvées droguées au GHB. 


Le gouvernement a très récemment annoncé une nouvelle fermeture des boîtes de nuit, ainsi que l’impossibilité de danser dans les bars. Une limitation qui va indéniablement réduire les cas de victimes droguées au GHB, mais cela ne va sans doute pas complètement les faire disparaître. 

Quoi qu’il arrive, il est important de connaître cette drogue et le mode opératoire de ceux qui l'utilisent pour s’en protéger. 



Surnommé la “drogue du violeur”, le GHB a des propriétés sédatives, c'est-à-dire qu’elle à un effet apaisant et relaxant, et peut provoquer une somnolence, un ralentissement de la respiration et une diminution des réflexes.

Le GHB se présente sous forme d’un liquide, il est difficilement détectable et peut donc être glissé facilement dans un verre. Incolore et inodore, il a seulement un léger goût amer. 


Depuis début Novembre le GHB connaît une importante « recrudescence » selon les mots du procureur de Montpellier Fabrice Belargent. Dans toute la France et principalement dans les grandes villes les témoignages se multiplient.

Les victimes se rendent compte généralement le lendemain, lorsqu’elles se réveillent avec des douleurs persistantes, avec presque aucun souvenir de la veille. Certaines se souviennent avoir commencé à faire des malaises en pleine soirée avant d’être secourues par des personnes tierces. 


Deux jeunes femmes témoignent dans Ouest France.  Elles racontent qu’il est minuit passé, lorsqu’elles décident de se rendre en boîte de nuit après un début de soirée passée dans un bar de Brest. Peu après leur arrivée, les deux femmes, âgées de 21 et 24 ans, remarquent “deux hommes qui les regardent avec insistance” et cherchent à entamer la discussion. Puis c’est le “black-out”. Elles ne gardent en mémoire que des flashs de cette soirée, où elles se souviennent avoir été anormalement désinhibées. Après la fermeture, elles se retrouvent seules avec les deux hommes qui leur proposent de les ramener.  Dans un éclair de lucidité, l’une d’elle finit par appeler son père pour qu’il vienne les chercher, et les deux hommes s'éclipsent.

Au réveil, elles sont gelées, elles se sentent très mal et se rendent bien compte que ce n’est pas une simple gueule de bois. Elles ont l’impression d’être dans un état second, et celui-ci durera « près d’une semaine » pour l’une d'elles. 


Comme la majorité des drogues, le GHB n’est pas éliminé tout de suite par l’organisme. Pour autant, le GHB ne reste dans le sang que 6 à 8 heures et 12 heures dans les urines. C’est donc un délai très court pour faire des analyses et prouver que la drogue a été utilisée dans le cadre d’une agression physique ou sexuelle. 

Ajouter au fait qu’il est très difficile de le détecter au moment où on l’ingère mêlé à une boisson, le GHB est l’une des drogues les plus utilisées par les agresseurs. 


Certaines solutions existent pour limiter les risques d’être drogué à son insu. Globalement, il est préférable de garder son verre près de soi en soirée et de ne pas le poser partout. De la même manière, il vaut mieux ne pas accepter le verre d’inconnu, s’il n’a pas été préparé devant vous. 

Plusieurs entreprises ont également sorti des capuchons réutilisables à fixer par-dessus son verre et pour boire avec une paille et donc limiter très grandement les possibilités que du GHB soit glissé dans le verre. 


Et bien sûr, il faut rester attentif, si tu te sens mal en soirée et que tu commences à avoir des doutes, n’hésite pas à contacter les urgences et/ou les forces de l’ordre. 


Prenez soin de vous, et les uns des autres lorsque vous sortez en groupe !

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